Il y a eu les 40 jours et 40 nuits de pluie, les 150 jours de montée des eaux, puis encore des semaines d’attente dans le silence.
Chaque jour, le même décor : des murs de bois, le balancement de l’arche, le grondement de l’eau. Et l’attente. Une attente qui peut sembler interminable pour les occupants de l’arche.
Ils attendent que les eaux baissent, ils attendent un signe indiquant la fin du confinement. Ils attendent de pouvoir enfin poser les pieds sur la terre ferme.
Un monde où le mal, le mensonge et la corruption auraient été engloutis.
Mais pour que ce monde surgisse, il faut attendre.
Il ne s’agit pas d’un vague souvenir, ou d’une pensée nostalgique. Quand Dieu se souvient, cela signifie qu’il est sur le point d’agir. Il se rappelle de Noé avec la ferme intention d’intervenir en faveur du patriarche et de ses compagnons. Il se prépare à apporter une réponse, à offrir une solution.
Se souvenir, dans le langage divin, cela signifie agir, amorcer le changement, ouvrir une issue de secours.
De même, nous pouvons nous assurer que Dieu voit nos souffrances, il entend nos cris de détresse, et il ne tardera pas de nous porter secours.
Lorsque nous sommes enfermés dans l’arche de la grâce, mais l’attente semble interminable.
Lorsque nous ne voyons pas encore la terre ferme de la délivrance, que nous aspirons profondément à un changement de notre situation.
Lorsque l’épreuve bat son plein, que la douleur semble insurmontable...
Il y a une chose que nous devons garder en mémoire : Dieu ne nous a pas oublié.
.jpg)
.png)
.png)






