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16 juin 2025

Quand Dieu ferme la porte

 
« Puis l’Éternel ferma la porte sur lui. » (Genèse 7:16)
 
Après que Noé, sa famille et tous les animaux furent entrés dans l’arche, c’est Dieu lui-même qui ferma la porte. Ce verset, bien que court, est lourd de sens. Dieu n’a pas laissé ce geste aux hommes : c’est Lui qui a pris l’initiative de fermer la porte. Cela souligne la souveraineté divine sur le processus du salut et du jugement.
 
L’arche symbolise, comme on l’a souvent dit, le salut que Dieu offre gratuitement à l’humanité. Le monde d’alors était corrompu, voué à la perdition (Genèse 6:5-7). Le jugement divin allait tomber à cause de la méchanceté des hommes, mais aussi de leur rejet de la volonté de Dieu. Pourtant, Dieu, dans sa bonté, a été patient (2 Pierre 3:9). Il a laissé le temps. Il a averti. Il a donné aux hommes la possibilité de se repentir.
 
Mais une fois que l’arche a été construite, que les animaux sont entrés, et que Noé et sa famille ont pris place, Dieu a fermé la porte. Cela marque une fin : la fin du temps de la grâce. Ce moment solennel où la patience de Dieu atteint un point de non-retour.
 
Le temps de la grâce est une fenêtre d’opportunité.
La Bible dit clairement qu’il y a un temps pour tout (Ecclésiaste 3:1). Le temps de la grâce est un moment particulier : c’est le temps où Dieu se montre miséricordieux envers le pécheur, un temps où Il tend la main et appelle avec compassion (Romains 2:4). Mais ce temps a une limite. Viendra un jour où cet accès au pardon et à la bonté de Dieu sera définitivement fermé.
 
Et c’est Dieu seul qui décide quand ce moment arrive. Ce n’est pas à nous de le déterminer. Jésus nous enseigne de bénir, d’aimer, de prier pour ceux qui nous font du mal (Matthieu 5:44 ; Luc 6:27-28). La vengeance et le jugement appartiennent à Dieu seul (Romains 12:19). C’est Lui qui dit quand le mal doit être jugé. C’est Lui qui ferme la porte.
 
Aujourd’hui, nous vivons encore ce temps de la grâce, un temps où chaque matin, Dieu renouvelle sa bonté et sa compassion (Lamentations 3:22-23). Mais ce temps touche bientôt à sa fin, et ce sera Dieu Lui-même qui y mettra un terme.
 
Dans le livre de l’Apocalypse, il est écrit : « Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n’ouvrira » (Apocalypse 3:7). Cela signifie que lorsque Dieu ferme une porte, personne ne peut la rouvrir. Si un homme te ferme une porte, s’il te rejette ou te condamne, ce n’est pas définitif. Mais si c’est Dieu qui le fait, alors aucune force humaine ou spirituelle ne pourra inverser cette décision.
 
Jésus nous avertit clairement dans Matthieu 10:28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. » Autrement dit, nous devons prendre très au sérieux l’appel de Dieu, tant qu’il est encore temps de répondre à sa grâce.
 
David disait dans les Psaumes : « Mon père et ma mère m’abandonnent, mais l’Éternel me recueillera » (Psaume 27:10). Quand les hommes nous tournent le dos, quand nous perdons le soutien ou l’amour de ceux que nous aimons, Dieu reste celui qui accueille, qui relève, qui console. Il ne rejette pas un cœur brisé.
 
Mais il est aussi écrit : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10:31), car notre Dieu est aussi « un feu dévorant » (Hébreux 12:29). Cela nous rappelle que sa grâce est précieuse, mais qu’elle ne dure pas éternellement. Il vient un moment où Dieu, dans sa souveraineté, ferme la porte.
 
Alors aujourd’hui, pendant qu’il est encore temps, jetons-nous entre les mains de celui qui nous aime d’un amour infini. N’attendons pas ce jour où, remplis de regret, nous pourrions dire : « Si j’avais su... »
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