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28 décembre 2025

Retour en Edén


Depuis quelques mois, nous avons mis en suspens nos publications sur le blog afin de nous consacrer à des études de proximité. 

C’est dans ce cadre que nous organisons un séminaire intitulé « Retour en Éden », consacré à une réflexion biblique et théologique sur le mariage.

Ce séminaire se tiendra le week-end prochain, à l’association « Pliss foss an Jézi ».

Centre commercial Le Trident, à Mongérald.
La salle se trouve à l’arrière du bâtiment.
97200 Fort-de-France.

     Samedi 3 janvier à 18h30
     Dimanche 4 janvier à 9h00

Vous y serez les bienvenus.

✅Précision importante

Le séminaire Retour en Eden n'est pas réservé aux couples.
Il s'agit d'un enseignement biblique sur le thème du mariage et il est ouvert à tous : célibataires, fiancés, couples mariés, ainsi qu’à toute personne désireuse d’approfondir la compréhension biblique du mariage.
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08 septembre 2025

L'esprit et la puissance d'Elie

Revenons à l’Évangile de Luc, au premier chapitre, où il est dit à propos de Jean-Baptiste :
« Il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie » (Luc 1:17).
Ce verset a de quoi intriguer. Que signifie-t-elle ? Pourquoi comparer Jean à Élie, ce grand prophète de l’Ancien Testament ?


Élie a exercé son ministère à une période difficile de l’histoire d’Israël. Le roi Achab régnait sur le peuple, mais il s’était laissé influencer par son épouse Jézabel. Ensemble, ils avaient entraîné Israël dans l’idolâtrie, en adorant Baal, une divinité païenne (1 Rois 16:30-33).

Le peuple était partagé : parfois tourné vers Dieu, mais aussi attiré par Baal. Élie a alors été envoyé par Dieu pour rappeler que l’Éternel seul est le vrai Dieu. Il a même défié les 450 prophètes de Baal sur le mont Carmel, et Dieu a répondu en envoyant le feu du ciel (1 Rois 18:36-39).

Élie est donc l’image du prophète courageux, rempli de zèle pour Dieu, n’ayant pas peur de confronter le péché ou l’idolâtrie, même face aux autorités.


Quand l’ange dit à Zacharie que son fils marchera « avec l’esprit et la puissance d’Élie », cela signifie que Jean-Baptiste allait recevoir ce même courage et ce même zèle pour Dieu.
Il ne devait pas faire des miracles spectaculaires comme on pourrait l’imaginer, mais sa mission était d’appeler les gens à revenir à Dieu.

Jean a prêché dans le désert en disant :
« Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).
Comme Élie, il a dénoncé les injustices, il a parlé avec force, même quand cela dérangeait. Comme Élie, il n’a pas cherché à plaire aux hommes, mais à obéir à Dieu.


Quand nous lisons « puissance », nous pensons souvent à des miracles visibles : guérisons, prodiges. Pourtant, dans la Bible, la première manifestation de la puissance de Dieu, c’est le courage d’annoncer sa Parole.
Jésus l’a dit à ses disciples :
« Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8).
La puissance de Dieu, c’est l’audace de vivre sa foi, même quand cela coûte. C’est la force intérieure de tenir ferme dans un monde qui n’a pas toujours envie d’entendre parler de Dieu.


Ce texte nous interpelle. Comme Jean, nous aussi nous avons besoin de recevoir l’Esprit du Seigneur pour accomplir ce qu’Il nous demande.
Le prophète Ésaïe annonçait déjà cette œuvre de l’Esprit :
« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle » (Ésaïe 61:1).

Nous ne sommes peut-être pas appelés à être des prophètes comme Élie ou Jean-Baptiste, mais Dieu nous appelle, chacun là où nous sommes, à être témoins de son amour. Cela demande du courage, de la foi et parfois de l’opposition. Mais Dieu ne nous laisse pas seuls : son Esprit nous accompagne.

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30 août 2025

Nostalgie musicale

L’aventure de la foi a souvent été mise en musique. Certains chants, que nous allons vous faire redécouvrir, rappelleront sans doute de précieux souvenirs à ceux qui ont grandi en étant bercés par l’Évangile.

Pour d’autres, qui ont rejoint ce chemin plus récemment, ce sera l’occasion de découvrir la foi chrétienne à travers la beauté du chant.

Nous vous proposons donc une rubrique de nostalgie musicale. Non pas pour nous enfermer dans le passé, ni pour chercher une communion avec une époque révolue, mais parce que la vie chrétienne est un chemin qui nous pousse toujours à avancer (Philippiens 3:13-14).

Notre désir est simplement de vous faire entendre ou réentendre une musique qui a beaucoup évolué au fil du temps, et qui peut encore aujourd’hui ranimer la flamme de notre amour pour Dieu (2 Timothée 1:6).

 

Le Pigeon Voyageur 

 


 

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28 août 2025

Dieu a un plan pour notre vie

Ce texte biblique nous apporte une nouvelle profondément encourageante : Dieu a un plan pour chacun d’entre nous. À travers l’exemple de Jean-Baptiste, dont la mission était déjà définie avant même sa naissance, nous découvrons une vérité essentielle : notre vie n’est pas un hasard.


Dès le commencement, Dieu avait un projet pour Jean-Baptiste. Et il en est de même pour chacun de nous. Nous ne sommes pas venus au monde par accident. Même si notre naissance n’était pas prévue par nos parents, ou si nous sommes issus d’une relation éphémère… notre existence est voulue par Dieu.

Le Psaume 139 nous le rappelle :
“C’est toi qui m’as formé dans le ventre de ma mère, je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.”
Dieu nous a tissés dans le secret, et ses yeux étaient déjà posés sur nous alors que nous n’étions encore qu’un embryon. Il connaissait déjà chacun de nos jours, chaque étape de notre vie.


Dans Éphésiens 1:4-5, il est écrit :
“Car Dieu nous a choisis en lui, avant la création du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui. Il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants adoptifs par Jésus-Christ.”

Ce verset est clair : Dieu nous a choisis bien avant notre naissance. Il nous a créés avec un but, une vocation, une mission. Ce que nous vivons aujourd’hui s’inscrit dans un plan plus grand que nous. Rien dans notre vie n’est laissé au hasard.


Nous pouvons traverser des périodes d’incertitude, de doute ou de difficulté. Pourtant, Dieu nous adresse cette parole, dans Jérémie 29:11 :
“Car je connais les projets que j’ai formés pour vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.”

Même lorsque tout semble flou ou éprouvant, Dieu reste fidèle. Son projet pour nous est bon. Il ne nous demande pas de tout comprendre, mais de lui faire confiance, et d’avancer avec foi.


Jean-Baptiste a accepté, avec foi et obéissance, la mission que Dieu lui confiait. Elle n’était pas facile, mais il l’a remplie avec fidélité. De la même manière, chacun de nous est porteur d’un appel unique. Dieu nous a dotés de dons, de qualités, d’une sensibilité particulière… rien n’est laissé au hasard.

Même si nous ne savons pas encore précisément quelle est cette mission, nous pouvons être certains que Dieu nous conduira. Il ouvre les chemins, éclaire les décisions, et donne la force nécessaire.


Croyons-nous que Dieu a un plan pour notre vie ?
Et si oui, sommes-nous prêts à lui faire confiance, même lorsque nous ne comprenons pas encore tout ? L’attitude de foi consiste à dire, comme Samuel : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.”

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26 août 2025

Le plan de Dieu pour son peuple

Lecture : Luc 1:16 — « Il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. »

Alors que nous poursuivons notre exploration progressive de l’Évangile de Luc, nous nous arrêtons aujourd’hui sur un verset riche de sens :
« Il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. » (Luc 1:16)

Ce verset, qui fait référence à Jean-Baptiste, nous ouvre une porte vers une vérité essentielle de la Bible : Dieu a un plan. Un plan pour son peuple Israël — et, comme nous le verrons la prochaine fois, un plan pour chacun de nous.

La Bible, depuis ses premières pages, témoigne de la relation spéciale que Dieu entretient avec le peuple d’Israël. Dès l’appel d’Abraham, Dieu choisit une descendance pour être un peuple mis à part, porteur de ses promesses et de sa lumière dans le monde (voir Exode 19:5-6).

Israël reçoit :
•    La loi, donnée au Sinaï,
•    Les prophètes, pour l’enseigner et l’avertir,
•    Le tabernacle, comme image de l’accès à Dieu,
•    Et une terre, pour y vivre selon les principes divins.

Dieu avait choisi Israël, la descendance d'Abraham, pour être un peuple spécial, consacré à Lui. Il a fait une alliance avec ce peuple sur le mont Sinaï (Exode 19:5-6). 
Mais malgré les bénédictions reçues, Israël s’éloigne de Dieu à plusieurs reprises : en adoptant les pratiques des nations païennes, en rejetant les commandements, et parfois même en se tournant vers des idoles.

Et pourtant, l’histoire biblique nous montre une vérité bouleversante : Dieu, lui, reste fidèle.
Comme l’affirme le Psaume 94:14 :
« L’Éternel ne rejette pas son peuple, il n’abandonne pas son héritage. »


En envoyant Jean-Baptiste, Dieu prouve qu’il n’a pas renié son peuple. Jean est chargé de préparer les cœurs d’Israël à recevoir leur Messie. Il appelle au retour vers Dieu, à la repentance, au réveil spirituel.

C’est un signal fort : malgré les infidélités passées, Dieu reste engagé envers son alliance.
Comme le dit 2 Timothée 2:13 :
« Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. »


Hélas, beaucoup en Israël ne reconnaîtront pas Jésus comme le Messie. Il sera rejeté, livré aux autorités romaines et crucifié. Mais cette mort, loin d’être une défaite, devient le cœur même du plan de Dieu : Jésus ressuscite, ouvrant une nouvelle ère, celle de la grâce offerte à tous.
« Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » (Jean 1:11-12)

L’Évangile est désormais proclamé à toutes les nations. Nous, les païens, avons été intégrés à la famille de Dieu, par la foi en Jésus-Christ.


Certains pourraient croire que Dieu a rejeté Israël. Mais l’apôtre Paul répond sans détour :
« Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! » (Romains 11:1)

Paul explique que la mise à l’écart temporaire d’Israël a permis au salut de parvenir aux nations. Mais Dieu n’a pas annulé son alliance. Il a juste ouvert une parenthèse divine dans l’histoire, pour que tous puissent avoir accès au salut.

Et Paul ajoute avec assurance :
« Et ainsi, tout Israël sera sauvé. » (Romains 11:26)


Luc 1:16 nous rappelle que Dieu agit toujours selon un plan parfait. Il reste fidèle à son alliance, même quand son peuple le trahit. Et cette fidélité s’étend aujourd’hui jusqu’à nous.

Dans notre prochaine méditation, nous verrons comment ce même Dieu, fidèle et souverain, a aussi un plan personnel pour ta

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24 août 2025

Appel à la sobriété

Il est écrit dans l'Évangile que Jean-Baptiste serait rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère (Luc 1:15). Avant même sa naissance, Dieu a choisi de le remplir de son Saint-Esprit, marquant ainsi un appel spécial et unique. Ce geste fort de Dieu montre combien Il investit dans la vie de celui qui doit venir. Il y a une profondeur dans cette promesse : être rempli de l'Esprit de Dieu, c’est vivre une vie marquée par Sa présence et Sa puissance.

Dans les Écritures, on observe souvent une comparaison entre l'ivresse causée par l'alcool et l'ivresse de l'Esprit. Paul, dans son épître aux Éphésiens, nous dit clairement : "Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche, mais soyez remplis de l'Esprit" (Éphésiens 5:18). L'ivresse du vin offre un faux sentiment de courage et d’assurance, mais elle conduit à la débauche, tandis que l'Esprit Saint, Lui, nous remplit de force, de sagesse et de courage véritables.

Un exemple frappant de cette transformation se trouve dans l’histoire de Pierre. Avant la Pentecôte, Pierre était audacieux, impulsif, parfois même téméraire. Il était prêt à marcher sur l'eau (Matthieu 14:29), à ériger des tentes sur la montagne de la Transfiguration (Matthieu 17:4), et à défendre Jésus coûte que coûte, jusqu'à couper l'oreille de Malchus (Jean 18:10). Pourtant, dès qu'il se sépara de Jésus, il sombra dans la peur et renia son Seigneur trois fois (Matthieu 26:69-75). Mais après avoir reçu le Saint-Esprit à la Pentecôte, Pierre fut transformé. Il devint un homme rempli de courage et d'assurance, prêt à témoigner de sa foi, même face à la persécution.

Le Saint-Esprit, la présence invisible de Dieu, restaure ce que la peur et l'incertitude ont brisé. Il donne le pouvoir de vivre pour Christ, même dans les moments les plus difficiles.

L’alcool, lorsqu’il est consommé en excès, peut rendre les gens audacieux, mais c’est une audace trompeuse, qui les conduit souvent à des comportements dangereux et déraisonnables. À l’inverse, être rempli de l'Esprit Saint nous conduit à une audace fondée sur la vérité et l’amour de Dieu. Dieu, dans Sa sagesse, nous appelle à une vie de sobriété. "Soyez sobres, veillez" (1 Pierre 5:8). Cette sobriété ne concerne pas seulement l’alcool, mais elle englobe toute forme d’excès dans nos vies. L'excès peut se manifester de différentes manières : un zèle mal compris, un langage excessif ou une interprétation rigide des Écritures. Dieu désire que nous vivions dans un équilibre où la maîtrise de soi, la sagesse et l'humilité sont au cœur de notre vie chrétienne.

La sobriété, c’est avant tout une invitation à une vie en équilibre, à un respect profond des principes de Dieu. Elle ne concerne pas seulement notre relation avec les biens matériels ou les plaisirs terrestres, mais aussi notre manière de vivre l'Évangile. Dieu veut que l'authenticité de Son Esprit soit manifestée sans confusion, sans qu’aucune imitation humaine ou substance extérieure ne vienne brouiller son action.

Être rempli du Saint-Esprit est essentiel pour accomplir l’œuvre de Dieu. Mais avant tout, Dieu nous appelle à refuser tout ce qui pourrait imiter ou fausser l’action véritable de Son Esprit. C’est dans cette plénitude, et dans cette sobriété spirituelle, que nous trouvons la vraie force et le véritable courage pour vivre selon Sa volonté.

"Que votre conduite soit toujours empreinte de douceur et de respect" (1 Pierre 3:15), et que l'Esprit de Dieu guide nos vies dans une harmonie parfaite.

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21 août 2025

Mise à part pour Dieu

L’ange dit à Zacharie au sujet de l’enfant qui va naître :
"Il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni boisson forte, et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère." (Luc 1:15)

La destinée de Jean-Baptiste est glorieuse. Il sera une source de joie pour ses parents et un grand serviteur de Dieu. Mais cette grandeur s’accompagne aussi de certaines restrictions. Dieu demande que Jean ne boive ni vin, ni boisson alcoolisée.


À première vue, cela peut sembler surprenant. Le vin et les boissons alcoolisées sont souvent associés à la fête et à l’amusement. Dans notre société, beaucoup pensent qu’une fête n’est réussie que si l’alcool coule à flot. Et lorsque Dieu met des limites, certains s’imaginent qu’il veut nous empêcher de profiter de la vie.

Mais Dieu n’interdit jamais pour priver. Il protège.
Ses commandements sont toujours pour notre bien (Deutéronome 10:13).


Il faut déjà se rendre à l’évidence que certaines choses sont incompatibles avec le service de Dieu, parce qu’elles peuvent nous détourner de Lui ou nous mettre sous influence.
Et le vrai problème de l’alcool, ce n’est pas seulement sa consommation en soi, mais le risque de perdre la maîtrise de soi. 
L’Écriture nous appelle à la sobriété :
"Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit." (Éphésiens 5:18)

L’alcool devient ici le symbole de tout ce qui peut nous dominer, nous contrôler, ou nous amener à agir ou parler d’une manière qui ne glorifie pas Dieu.


Il est intéressant de remarquer que le vin est une fermentation naturelle du fruit de la vigne. Ce n’est pas une invention humaine. Et pourtant, Dieu demande à Jean d’y renoncer.

Cela nous montre que même des choses bonnes, belles ou naturelles peuvent devenir un danger pour notre vie spirituelle, si elles prennent trop de place ou nous influencent négativement.

L’apôtre Paul déclare :
"Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit." (1 Corinthiens 6:12)

Dieu a demandé à Abraham de quitter sa patrie, sa famille et sa maison (Genèse 12:1). Ces choses étaient normales et naturelles, mais elles pouvaient représenter un obstacle à son obéissance et à sa marche de foi. De la même manière, il nous arrive de devoir renoncer à certaines choses "naturelles" pour mieux servir Dieu.


Être chrétien, ce n’est pas vivre sous des règles pesantes. C’est choisir de marcher dans une liberté qui nous garde sobres, clairs et disponibles pour Dieu. Paul écrit :
"Tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules." (Tite 1:15)

Jean-Baptiste, dès sa naissance, a été mis à part pour Dieu. Son abstinence représentait sa consécration. Et nous aussi, nous sommes appelés à nous garder de tout ce qui pourrait nous priver de la plénitude du Saint-Esprit.

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20 août 2025

Il sera grand devant le Seigneur

Dans notre parcours à travers les écritures, nous nous revenons aujourd’hui sur Luc 1:15, où l’ange Gabriel annonce à Zacharie la naissance d’un fils :

"Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira ni vin ni boisson forte, et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère." (Luc 1:15)

Zacharie et sa femme Élisabeth étaient âgés et sans enfants. Pourtant, Dieu leur fait une promesse extraordinaire : ils auront un fils. Ce fils, c’est Jean-Baptiste, celui qui préparera le chemin pour la venue de Jésus (Luc 1:17, Ésaïe 40:3).

Mais ce qui attire notre attention ici, c’est cette phrase :
"Il sera grand devant le Seigneur."


Souvent, nous cherchons à être reconnus, admirés, respectés. Nous voulons que les autres voient en nous quelqu’un d’important. Dans le monde, être "grand", c’est avoir de l’influence, de l’argent, des diplômes, un bon statut, des succès visibles.

Mais Dieu ne voit pas les choses comme nous.
"L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère : l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur." (1 Samuel 16:7)

Aux yeux de Dieu, la vraie grandeur n’a rien à voir avec les apparences. Elle ne se mesure pas à ce que tu possèdes ou à ce que tu as accompli. Elle se mesure à ton cœur, à ton humilité, à ton obéissance.


Jean-Baptiste n’a jamais cherché la gloire pour lui-même. Au contraire, il disait :
"Il faut qu’il croisse, et que je diminue." (Jean 3:30)

Il savait que sa mission était de préparer le chemin pour Jésus, puis de s’effacer pour laisser toute la place au Fils de Dieu. C’est cela, être grand devant Dieu : ne pas se mettre en avant, mais mettre Jésus en avant.


Dans le Royaume de Dieu, les valeurs sont inversées :
"Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé." (Luc 14:11)

Jésus lui-même nous a donné l’exemple parfait :
"Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs." (Marc 10:45)

Il a lavé les pieds de ses disciples (Jean 13:5), il s’est humilié jusqu’à la mort sur la croix (Philippiens 2:8). Et c’est à cause de cette humilité que Dieu l’a élevé au-dessus de tout (Philippiens 2:9).


La question que nous pouvons nous poser aujourd’hui est simple :
Est-ce que je cherche à être grand aux yeux des hommes… ou aux yeux de Dieu ?

Être grand pour Dieu, ce n’est pas briller, c’est lui obéir.
Ce n’est pas impressionner, c’est aimer et servir.
Ce n’est pas prendre la première place, c’est laisser Jésus être le centre.

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18 août 2025

Une aventure biblique qui dépasse les frontières

Grâce aux outils technologiques d’aujourd’hui, nous avons la joie de voir d’où viennent celles et ceux qui nous font l’honneur de lire nos articles et de nous accompagner dans cette belle aventure à travers la Bible.

Et quelle surprise de découvrir que vous êtes nombreux à nous suivre depuis l’étranger ! Des États-Unis au Royaume-Uni, en passant par la Pologne, le Mexique, et bien d’autres pays encore. Votre présence nous touche profondément, et nous vous remercions sincèrement pour l’intérêt que vous portez à ce travail que nous menons avec foi et passion.

Nous rendons gloire à notre Père céleste, qui nous a mis à cœur de lancer ce parcours à la découverte de la Parole de Dieu, et de le vivre en parallèle avec un cheminement de foi authentique.

Nous aimerions beaucoup vous entendre : comment vivez-vous cette aventure ? Qu’est-ce qui vous touche, vous interpelle ou vous questionne au fil des lectures ? Vos impressions nous sont précieuses.

Un petit sondage est en ligne pour recueillir vos retours : n’hésitez pas à y répondre, à nous faire part de vos remarques et commentaires. Cela nous aide à avancer ensemble.

Ce projet est né en Martinique, une petite île nichée dans les Antilles françaises. Et vous, depuis les grandes métropoles ou les coins les plus reculés du monde, comment vivez-vous votre foi au quotidien ? Quelle place la Bible occupe-t-elle dans votre vie ?

Nous avons hâte de vous lire.


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15 août 2025

Bienvenue dans cette belle aventure !

Si vous arrivez tout juste, vous vous demandez peut-être de quoi il s’agit. Laissez-nous vous expliquer.

À travers ce parcours, nous voulons vous inviter à (re)découvrir la Bible, un livre unique, écrit sur plusieurs siècles, par une quarantaine d’auteurs différents… et pourtant, profondément cohérent. Ce n’est pas seulement un recueil de textes anciens, c’est une histoire vivante : celle de Dieu avec l’humanité.

Au fil des pages, des récits, des poèmes, des prophéties ou des enseignements, on découvre une trame, un fil rouge, une unité remarquable. C’est cette harmonie qui nous montre que la Bible n’est pas une simple œuvre humaine. Elle porte en elle l’empreinte de Dieu.

La Bible, c’est bien plus qu’un livre religieux. C’est une lettre d’amour de Dieu à chacun de nous. Comme le dit 2 Timothée 3:16 :
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, convaincre, corriger, et instruire dans la justice. »
Elle nous parle, elle nous enseigne, elle nous éclaire encore aujourd’hui.

Pour certains, la Bible est une source d’inspiration. Pour d’autres, elle peut sembler difficile à comprendre ou même dépassée. Et c’est normal de se poser des questions. Nous ne sommes pas là pour imposer quoi que ce soit, ni pour défendre la Bible – elle se défend très bien toute seule ! – mais pour cheminer ensemble et découvrir à quel point elle est pertinente, profonde, et actuelle.

Ce que nous allons voir, c’est que rien n’est laissé au hasard. Chaque mot a sa place. Chaque histoire, même la plus ancienne, a quelque chose à nous dire. C’est comme une grande symphonie où chaque note compte, et où Dieu lui-même est le compositeur.

Ce parcours n’est pas un cours, ni une conférence, c’est une invitation à explorer, à réfléchir, à s’émerveiller. Ensemble, pas à pas, page après page, laissons-nous porter par cette aventure biblique, avec un cœur ouvert et curieux.

Et souvenons-nous de cette promesse :
« Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. » – Jérémie 29:13



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14 août 2025

La joie et l'allégresse

 

« Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse. » – Luc 1:14

Ce verset nous parle de la promesse que Dieu a faite à Zacharie : celle de lui donner un fils. Ce n’est pas simplement l’annonce d’une naissance, mais celle d’un profond changement dans sa vie. Ce futur enfant, Jean, va remplir le cœur de ses parents de joie, après de nombreuses années de silence, d’attente et de prière.

Zacharie et Élisabeth avaient longtemps espéré, sans voir de réponse immédiate. Mais Dieu, dans sa fidélité, n’oublie jamais ceux qui lui font confiance. Comme il est écrit dans Psaume 126:5 : « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. » C’est ce que ce couple va vivre : leur tristesse va se transformer en joie.

Mais la joie annoncée ne s’arrête pas à l’amour parental. L’ange parle d’une joie bien plus grande, plus profonde. Jean n’est pas seulement un enfant attendu ; il est appelé à jouer un rôle essentiel dans le plan de Dieu. Il va préparer le chemin pour Jésus, le Sauveur. À travers lui, Dieu commence à répondre à l’attente d’un peuple en souffrance, sous la domination romaine, fatigué, et dans l’attente d’un renouveau. Jean est porteur d’espérance pour tout un pays.

Ce que Dieu a fait avec Jean, il veut aussi le faire avec nous. Il désire que notre vie soit marquée par la joie – pas seulement une joie passagère ou liée aux circonstances, mais une joie profonde, celle qui vient du salut. Comme le dit le prophète Esaïe :
« Dieu est mon salut ; je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien ; car l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; c’est lui qui m’a sauvé. » – Ésaïe 12:2

La vie chrétienne n’est pas faite que d’efforts ou de renoncements. Elle est aussi remplie de cette joie qui vient du fait d’appartenir à Dieu, d’être sauvé, et d’avoir une espérance solide. L’apôtre Paul nous encourage :
« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! » – Philippiens 4:4
Ce n’est pas une joie naïve ou superficielle, mais une joie réelle, même au milieu des épreuves. Car Dieu agit, parfois dans le silence, mais toujours avec amour. Comme le dit Romains 8:28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »

Alors, même quand les réponses se font attendre, même quand l’avenir semble incertain, souvenons-nous que Dieu prépare toujours quelque chose de bon. Il veut remplir notre cœur de joie et d’allégresse, à travers sa présence, sa promesse et son salut.

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11 août 2025

Tu lui donneras le nom de Jean

Ce verset, court mais chargé de sens, nous apprend beaucoup sur la manière dont Dieu agit. L’ange annonce à Zacharie que sa prière a été exaucée : un fils va naître. Et ce n’est pas tout. Dieu lui donne aussi le prénom à lui attribuer : Jean.

Cela peut sembler anodin, mais ce détail est important. Dieu ne laisse rien au hasard. Il donne une promesse, un cadeau inattendu à ce couple âgé – un enfant – et il accompagne ce don d’une consigne claire. Il fallait l’appeler Jean.

Cela nous rappelle une vérité importante : la grâce de Dieu est un cadeau (Éphésiens 2.8), elle ne se mérite pas, elle ne s’achète pas. Mais ce cadeau vient avec des instructions. Non pas pour le mériter, mais pour en profiter pleinement, comme Dieu l’a voulu.

Regardons en arrière, dans la Genèse. Dieu place Adam et Ève dans un jardin parfait (Genèse 2.15-17). Tout y était bon, beau, en harmonie. Mais pour que cette paix dure, il y avait une seule règle : ne pas manger du fruit d’un certain arbre. Ce n’était pas une punition, c’était une protection. Et nous connaissons la suite...

Revenons à Zacharie. À l’époque, il était habituel de donner à un enfant le nom de son père ou d’un membre proche de la famille. C’était une tradition respectée, ancrée dans la culture. Mais Dieu demande autre chose. Il demande un changement. Il demande qu’on appelle l’enfant Jean, ce qui signifie « Dieu fait grâce ».

C’est une leçon pour nous aujourd’hui. Parfois, nos habitudes, nos traditions ou nos manières de faire peuvent entrer en conflit avec le plan de Dieu. Même dans nos Églises ou nos vies personnelles, nous avons des façons de faire « comme d’habitude ». Mais suivre Dieu, c’est aussi être prêt à sortir de ces cadres, à obéir à Ses directives, même quand elles nous bousculent.

Comme il est écrit dans Proverbes 3.5-6 :

« Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ton intelligence ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »

Appeler l’enfant Jean, ce n’était pas juste un détail. C’était une manière de dire : « Seigneur, nous voulons faire selon ta volonté, pas selon nos habitudes. »

Et c’est cette attitude que Dieu attend de nous encore aujourd’hui. Quand Il nous accorde une grâce, Il nous donne aussi les repères pour en faire bon usage. Ce n’est pas une contrainte, c’est un chemin vers la bénédiction sans regret (Proverbes 10.22).

Alors, soyons attentifs. Peut-être que Dieu nous demande aussi, dans un domaine de notre vie, de ne pas faire « comme toujours », mais de suivre Sa voix, même si cela va à l’encontre de la tradition ou de notre logique.

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10 août 2025

Au-delà de nos attentes

« Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils » – (Luc 1:13)

À première vue, c’est une bonne nouvelle. Mais quand on connaît le contexte, on comprend à quel point cette déclaration est bouleversante. Zacharie et sa femme Élisabeth étaient âgés, et en plus, Élisabeth était stérile. Autrement dit : humainement, c’était trop tard.
Et pourtant… Dieu intervient.

Le texte nous laisse entendre que ce couple priait depuis longtemps. Ils avaient sans doute souvent versé des larmes en secret. Mais ils ont continué à prier, à espérer, sans se relâcher. Et un jour, sans prévenir, Dieu leur a répondu.

« L’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. » – (Luc 1:13)

Ce que je retiens ici, c’est que Dieu n’a pas oublié. Il n’avait pas dit « non », il avait simplement dit « pas encore ». Parfois, nous croyons que Dieu nous ignore, alors qu’en réalité, il travaille en silence, pour un plan plus grand que le nôtre.


Dans la culture biblique, avoir un enfant, ce n’est pas seulement vivre la maternité ou la paternité. C’est aussi recevoir un héritage, participer à la promesse, voir l’avenir s’écrire.
« Voici, des fils sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une récompense. » (Psaume 127:3)

Dieu avait promis à Adam et Ève de remplir la terre. Il avait dit à Abraham qu’il aurait une descendance plus nombreuse que les étoiles. Avoir un enfant, c’est aussi porter la continuité d’un appel, d’un plan divin.

Zacharie et Élisabeth ne cherchaient pas un enfant pour combler un vide, mais parce qu’ils savaient que Dieu peut transformer l’attente en témoignage.


Peut-être que nous aussi, nous nous trouvons dans une situation où tout semble bloqué. Où, rationnellement, il n’y a plus d’espoir. Nous avons prié, attendu, pleuré. Et rien n’a bougé.

Mais l’histoire de Zacharie et Élisabeth nous rappelle une chose précieuse :
Dieu est le Dieu de l’impossible.
« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » – (Luc 18:27)

Il n’agit pas toujours comme nous le voudrions. Parfois, il tarde. Parfois, il attend que nous soyons prêts non seulement à recevoir, mais aussi à comprendre le sens spirituel de ce que nous demandons.


L’enfant qui allait naître n’était pas juste un enfant attendu depuis des années. Il s’agissait de Jean-Baptiste, celui qui allait préparer le chemin du Seigneur (Luc 1:17).
Zacharie et Élisabeth espéraient un fils, Dieu leur a donné un prophète.
« Comme les flèches dans la main d’un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse. » (Psaume 127:4)

Quand Dieu exauce, ce n’est pas pour flatter notre ego. C’est pour accomplir un dessein éternel.

Ce texte nous encourage à ne jamais cesser de prier, même quand tout semble fermé. Dieu n’oublie pas les prières sincères. Et quand il répond, il ne se contente pas de réparer une situation. Il fait naître une bénédiction porteuse de vie, de mission, et de témoignage.
« Ne vous lassez pas de prier. Veillez-y avec actions de grâces. » (Colossiens 4:2)
« L’espérance ne trompe point… » (Romains 5:5)

Quelle est cette prière que vous avez laissée de côté, pensant que Dieu ne répondrait jamais ?
Avez-vous déjà envisagé que ce que vous demandez pourrait avoir un impact bien plus grand que vous ne l’imaginez ?
Êtes-vous prêt non seulement à recevoir, mais aussi à offrir ce que Dieu vous donnera à son service ?
Dieu ne répond pas juste à nos besoins. Il répond selon sa sagesse, en tenant compte de ce que nous ne voyons pas encore.

Continuons à prier. Continuons à croire. Continuons à espérer.
Car un jour viendra où Dieu nous dira peut-être :
« Ta prière a été exaucée. »


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08 août 2025

Ta prière a été exaucée

Dans l’Évangile de Luc, l’ange Gabriel dit à Zacharie :
« Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. » (Luc 1:13)
Ce n’est pas juste une belle parole : c’est un message profond, un éclairage sur la manière dont Dieu écoute nos prières, et sur le moment où Il choisit d’y répondre.

Dieu entend tout, mais Il répond selon Sa sagesse.
Quand Zacharie reçoit cette réponse, il est déjà âgé. Cela veut dire que cette prière – celle d’avoir un enfant – remontait sûrement à bien des années. Peut-être même qu’il ne priait plus pour cela. Mais Dieu, Lui, n’a jamais oublié.
« L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité. » (Psaume 145:18)
Dieu n’oublie aucune de nos prières. Il les entend toutes, mais Il y répond selon ce qu’Il sait être bon pour nous, et au moment qu’Il juge opportun.

Le fait qu’un ange soit envoyé montre que cette réponse est précieuse. Dieu ne répond pas à la légère. Cela nous rappelle que l’exaucement n’est pas automatique. Ce n’est pas un droit, mais un acte de grâce.
« Il fait miséricorde à qui il veut... » (Romains 9:18)
Ce n’est pas notre insistance qui force Dieu, mais Sa bienveillance qui choisit de répondre.

Zacharie avait sans doute prié pour beaucoup de choses. Mais cette prière-là, Dieu l’a choisie. Cela montre que, parmi toutes nos demandes, Dieu sait discerner celle qui est essentielle, juste, et alignée avec Son plan.
« Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai ; Ils parleront encore, que déjà j’exaucerai. » (Ésaïe 65:24)
Dieu voit plus loin que nous. Il connaît le poids de chaque prière, même celles qu’on ne formule plus.

Cette parole – « Ta prière a été exaucée » – nous rappelle que Dieu reste libre. Il n’est pas tenu de nous dire oui, même si notre demande est sincère. Il choisit ce qui est bon pour nous… parfois à notre surprise.
« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. » (Matthieu 21:22)
Mais cette promesse s’inscrit dans une relation de confiance et d’écoute mutuelle. La foi ne garantit pas l’exaucement immédiat, mais elle nous permet de demeurer dans l’attente confiante.

Zacharie n’a pas vu sa prière exaucée tout de suite. Cela nous encourage à continuer de prier, même quand rien ne semble changer. Dieu travaille en silence, dans l’ombre, à Son rythme.
« Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. » (Romains 12:12)
La prière n’est pas une simple demande : c’est une relation, un acte de confiance renouvelé.



Quand Dieu dit « Ta prière a été exaucée », ce n’est pas un hasard, ni une récompense, c’est un acte d’amour. Il choisit de répondre au moment juste, à la prière juste, pour accomplir non seulement notre désir… mais surtout Son plan parfait.

Alors continuons de prier, avec confiance et humilité. Dieu écoute toujours. Il répond, à Sa manière, avec amour et sagesse.
« Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » (Philippiens 4:6)

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06 août 2025

Ne crains point

« Ne crains point » – Luc 1:13

Rappelez-vous, Zacharie accomplit son service dans le temple, selon la coutume. Il se trouve dans la présence de Dieu lorsque soudain, un ange lui apparaît. Zacharie est troublé et effrayé. Même dans un contexte propice à la révélation divine, la rencontre avec un ange peut surprendre et inspirer la crainte.

Ce texte nous rappelle que Dieu peut nous surprendre quand on s’y attend le moins, et que la crainte peut même s’emparer de nous dans Sa présence.

Souvent, nous interprétons mal la présence du Seigneur et imaginons le pire. C’est ce qui est arrivé aux disciples sur la mer lorsqu’ils ont vu Jésus marcher vers eux. Ne L’ayant pas reconnu, ils ont cru voir un fantôme et ont été pris de peur. Mais Jésus les rassure : « C’est moi, n’ayez pas peur » (Matthieu 14:27).

Aujourd’hui, retenons surtout cette parole rassurante de l’ange à Zacharie : « Ne crains point » (Luc 1:13).

L’inquiétude peut surgir dans notre quotidien et même dans notre cheminement avec Dieu, mais Il prend toujours le temps de calmer nos craintes et de nous rappeler que nous sommes entre de bonnes mains. Le psalmiste David en a fait l’expérience et pouvait dire : « Même quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal » (Psaume 23:4).

Lorsque nous ne discernons pas la présence de Dieu, il est normal de céder à l’inquiétude. Mais Dieu ne nous juge pas pour cela. Il prend le temps de nous rassurer, de nous montrer que c’est Lui, et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

Au-delà de la présence soudaine de Dieu, l’inquiétude peut aussi surgir face aux événements du monde : crises économiques, guerres, instabilité politique, avenir incertain… Notre monde peut nous effrayer. Mais le Seigneur nous rappelle que tout cela se déroule selon Son plan : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin » (Matthieu 24:6).

Toutes les choses que nous ne comprenons pas, même celles qui nous frappent de plein fouet, concourent au projet parfait de Dieu pour ceux qu’Il a appelés.
Romains 8:28 : Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et qui sont appelés selon son dessein. 

Dieu veut nous rassurer et renforcer notre confiance en Lui. Comme Il l’a fait avec Zacharie, Il s’engage à le faire pour chacun de nous aujourd’hui. Ne vous inquiétez de rien (Philippiens 4:6-7) : Dieu nous offre Sa paix, celle qui surpasse toute intelligence, capable de ramener le calme en nous.

Écoutons cette voix qui rassure au milieu de la tempête, cette voix qui nous rappelle que Dieu ne nous abandonnera jamais. La raison est toute simple, parce qu’il nous aime d’un amour infini. 


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03 août 2025

Quand Dieu surprend ses serviteurs

Luc 1.12 – « Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s'empara de lui. »
Zacharie est en train de servir Dieu, dans le cadre de son ministère sacerdotal. Rien d’extraordinaire à
première vue : il fait ce que les prêtres font depuis des générations.
Mais soudain, quelque chose de totalement inattendu se produit : un ange du Seigneur lui apparaît. Et sa réaction est immédiate : il est troublé, saisi de frayeur.


C’est un paradoxe que beaucoup de croyants expérimentent :
Nous aspirons tous à voir la gloire de Dieu, à ce qu’Il se manifeste dans nos vies…
Mais quand cela arrive, nous sommes souvent bouleversés, parfois même effrayés.

Dieu ne choisit pas toujours le moment que nous jugeons idéal.
Il intervient à Sa manière, souvent au moment où nous nous y attendons le moins.
« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies » — dit l’Éternel. (Ésaïe 55.8)

Dans le cas de Zacharie, c’est pendant l’exercice de son service, un moment de prière et de dévotion, que Dieu décide de lui faire une visite céleste.


Pourquoi Zacharie est-il troublé ?
Plusieurs raisons sont possibles :
•    Ce n’est pas “normal” de voir un ange pendant le service. Cela sort complètement du cadre habituel.
•    Peut-être se sent-il indigne d’une telle visite. Il n’était pas en train de chercher un signe ou une reconnaissance. Il faisait simplement ce qu’il avait à faire.
•    Enfin, comme beaucoup à son époque, il est conscient du poids de la sainteté de Dieu. Et cette conscience provoque un mélange de crainte et d’humilité.

Cette réaction est loin d’être unique :
•    Manoach, le père de Samson, dit : « Nous allons mourir, car nous avons vu Dieu ! » (Juges 13.22)
•    Le prophète Ésaïe, lorsqu’il voit la gloire divine, s’écrie : « Malheur à moi ! […] car mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées. » (Ésaïe 6.5)

Quand on comprend à quel point Dieu est saint, on ne peut que se sentir petit, imparfait, indigne.


Il est bon de rappeler que servir Dieu n’est pas un droit, c’est une grâce.
Un privilège, oui. Mais un privilège immérité.

« Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2.12)
Pas dans la peur panique ou la culpabilité, mais dans la conscience profonde que :
•    Ce service ne nous appartient pas ;
•    Nous n’en sommes jamais vraiment dignes ;
•    Et que tout dépend de la grâce de Dieu.

Zacharie n’était pas en train de chercher les honneurs. Il servait dans le silence, avec humilité, sans attente particulière.
Et c’est justement là que Dieu intervient.

Ce court verset nous invite à plusieurs réflexions :
🔹 Dieu peut nous surprendre dans les moments les plus simples, les plus “ordinaires”.
🔹 Être troublé par Sa présence n’est pas un manque de foi, c’est souvent un signe de lucidité.
🔹 Servir Dieu, c’est marcher avec respect, humilité et reconnaissance, non avec orgueil ou sentiment de mérite.

Dans la suite de ce passage, nous verrons comment l’ange apaise la peur de Zacharie et lui annonce une promesse qui va bouleverser sa vie… et même l’histoire du salut.

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01 août 2025

Quand la prière attire le ciel

Luc 1.11 – « Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l'autel des parfums. »
Nous poursuivons aujourd’hui notre méditation sur le récit de Zacharie, ce prêtre fidèle qui servait Dieu dans le temple.
Jusqu’à présent, tout se déroulait selon la tradition : il offrait l’encens, pendant que le peuple priait dehors (Luc 1.9-10). Mais quelque chose de tout à fait inhabituel se produit : un ange du Seigneur lui apparaît.

Ce moment marque un tournant dans le récit. Et il nous enseigne beaucoup sur la profondeur de la prière, et la manière dont Dieu choisit de répondre.


Les anges, dans la Bible, sont des messagers de Dieu. Ils interviennent pour annoncer, instruire, parfois réconforter ou avertir. Leur présence indique que Dieu veut dire quelque chose d’important (Hébreux 1.14).
Ici, l’apparition d’un ange pendant la prière de Zacharie signifie que :
•    Ce temps de prière n’a pas été ignoré.
•    Ce n’est pas seulement l’encens qui a été agréé… mais l’homme lui-même.

C’est une vérité essentielle :
« L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande. » (Genèse 4.4)
Dieu ne regarde pas que ce que nous offrons, mais la personne qui offre.

Dieu ne veut pas seulement exaucer… Il veut se révéler.
Trop souvent, nous pensons que prier, c’est juste demander une chose et attendre une réponse. Mais Dieu désire bien plus qu’un simple exaucement. Il veut entrer en relation avec nous.
L’apparition de l’ange dans le temple montre que Dieu ne s’est pas contenté d’exaucer la prière de Zacharie, mais il lui a envoyé un messager, un signe du ciel, une révélation.

« Invoque-moi, et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. » (Jérémie 33.3)
Quand nous prions, cherchons non seulement des réponses, mais aussi la présence de Dieu, sa voix, sa direction.


Un exemple frappant nous vient du prophète Daniel. Il a prié et jeûné pendant 21 jours (Daniel 10.2-12). Et là aussi, un ange est venu à lui :
« Depuis le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre… tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. » (Daniel 10.12)

L’ange ne vient pas juste donner une réponse : il explique ce qui se passe dans le monde invisible, les résistances spirituelles, les délais, les combats dans le ciel.
La prière, même silencieuse, secoue les cieux et déclenche des mouvements dans le monde spirituel.


Zacharie reçoit une double grâce :
•    Il est choisi pour le service du temple.
•    Il est choisi pour une mission encore plus grande, que nous verrons dans la suite du récit.

C’est un rappel puissant :
Dieu ne nous choisit pas seulement pour nous sauver. Il nous choisit pour nous envoyer.
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis. » (Jean 15.16)

La grâce de Dieu nous met à part pour le servir dans notre quotidien, mais aussi parfois pour des missions particulières, selon son plan.

L’histoire de Zacharie nous montre que :
•    La prière attire la présence de Dieu.
•    Dieu ne reste pas silencieux : il parle, il révèle, il visite.
•    Ce ne sont pas seulement nos paroles que Dieu agrée, mais aussi nos cœurs.
•    Dieu choisit et envoie ceux qu’il agrée.


Est-ce que je cherche uniquement des réponses à mes prières, ou est-ce que je cherche Dieu lui-même ?
Suis-je prêt à recevoir une révélation, et pas seulement une solution ?
Est-ce que je réalise que Dieu peut me choisir, aujourd’hui, pour quelque chose de plus grand ?

Nous verrons prochainement comment ce message céleste va bouleverser la vie de Zacharie… et annoncer l’accomplissement d’une promesse attendue depuis longtemps.

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31 juillet 2025

Se mettre en prière

Luc 1.10 – « Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure du parfum. »
Ce verset peut sembler anodin à première vue. Une simple information de contexte : Zacharie est dans le temple, et le peuple est dehors. Pourtant, avec Dieu, rien n’est jamais inutile. Chaque détail compte.
La Bible nous dit que pendant que Zacharie accomplissait son service dans le temple, le peuple était en prière à l’extérieur. Cela se passait à l’heure du parfum, un moment précis dans la journée, réservé à l’offrande d’encens (Exode 30.7-8).

Dans la symbolique biblique, l’encens représente les prières des croyants.
Apocalypse 5.8 – « Ils tenaient des coupes d’or remplies de parfum, qui sont les prières des saints. »
Ainsi, l’offrande de parfum dans le temple n’était pas qu’un rituel : c’était un acte de prière, un moment de connexion spirituelle entre Dieu, le prêtre, et le peuple.
Zacharie, en tant que prêtre, représente le peuple devant Dieu. C’est sa mission : intercéder, offrir, prier.
Mais ce que ce passage nous montre, c’est que le peuple ne reste pas passif. Il participe lui aussi. Il ne se contente pas de “laisser faire” le prêtre. Il se met en prière, au même moment. Il y a une harmonie, une unité spirituelle.
 
Cela nous rappelle que la prière, ce n’est pas juste l’affaire des “consacrés” ou des “responsables”. C’est une invitation à tous à entrer en communion avec Dieu, en même temps, dans un même esprit.
La Bible nous encourage à prier sans cesse (1 Thessaloniciens 5.17). Cela ne veut pas dire qu’on doit passer nos journées à genoux, mais que notre cœur doit rester connecté à Dieu dans toutes nos activités.
Lorsque nos actions, nos paroles et même nos pensées s’alignent avec la volonté de Dieu, alors elles deviennent une forme de prière vivante.
Romains 12.1 – « Offrez vos corps comme un sacrifice vivant… ce sera de votre part un culte raisonnable. »
Ce texte de Luc nous rappelle aussi une chose importante : ne pas tout attendre des autres.
Le peuple ne s’est pas dit : “Zacharie est au temple, il va prier pour nous, donc nous, on peut vaquer à nos occupations.” Non. Il s’est mis en prière lui aussi.
 
De la même manière, aujourd’hui, ne remettons pas toute la responsabilité sur nos pasteurs, nos leaders, ou ceux qui ont une charge spirituelle. Soutenons-les par notre prière, notre présence, notre engagement. C’est un travail d’équipe, un appel à la communion.
Hébreux 13.17-18 – « Obéissez à vos conducteurs… Priez pour nous. »

Dans le Nouveau Testament, c’est Jésus qui est notre Grand Prêtre, notre avocat auprès du Père (Hébreux 4.14-16 ; 1 Jean 2.1).
Pendant qu’il intercède pour nous dans les cieux, notre rôle à nous est de nous mettre en harmonie avec Lui, par la prière, la confiance, et l’obéissance.
Matthieu 6.10 – « Que ta volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au ciel. »
Il ne doit pas y avoir de contradiction entre ce que Jésus fait pour nous dans le ciel…
…et notre disposition ici, sur la terre.

L’attitude du peuple dans Luc 1.10 est un bel exemple de ce que Dieu attend de nous :
•    Connaître les temps (Ecclésiaste 3.1)
•    Se tenir disponible
•    Se joindre à l’œuvre que Dieu est en train de faire

Ce n’est pas juste le rôle du sacrificateur. C’est une invitation à tous.
Mettons-nous en accord avec le ciel. Prions avec Jésus, et non à côté de Lui.
Et vous ?
Prenez-vous le temps de prier lorsque d’autres prient ?
Cherchez-vous à vous aligner sur ce que Jésus fait pour vous aujourd’hui ?
Et si l’heure du parfum… devenait aussi votre heure de prière ?



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28 juillet 2025

Selon les règles du sacerdoce

Notre dernière méditation nous a rappelé l’importance capitale de maintenir le service dans le temple, ce temple que nous sommes aujourd’hui.
Nous avions souligné que le verset de Luc 1:8 était incomplet. Et justement, la suite nous éclaire davantage :

« Il fut appelé par le sort, d'après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. » (Luc 1:9)

Zacharie s’acquittait de ses fonctions dans le temple. Mais ce que nous découvrons ici a une valeur particulière. Il n’était pas là par hasard. Il fut appelé d’après la règle du sacerdoce.

Nous avons vu comment, au fil du temps, Israël a lutté pour maintenir le contact avec Dieu à travers le service. La lampe de l’Éternel ne devait jamais s’éteindre. Et cette lampe est une image de la flamme que nous devons entretenir en nous pour Dieu. Une flamme qui brûle par la foi, mais aussi par l’exercice fidèle du service.

Malgré les crises, les exils, les infidélités, le peuple hébreu a toujours fini par rétablir le service lorsqu’il avait été interrompu. Et ce texte nous apprend que tout se faisait selon la règle, pas selon les caprices ou les envies de chacun.

Il ne s’agissait pas d’un rituel vide, mais du respect des lois données par Dieu.

Ce détail de la vie de Zacharie n’est pas à prendre à la légère. Il doit nourrir notre manière de servir Dieu aujourd’hui. Il ne suffit pas de faire des choses pour Dieu, il faut les faire comme Dieu l’a demandé.

Beaucoup gardent l’apparence extérieure du service, mais ne servent pas Dieu selon Ses règles. C’est ce que Paul avait discerné lorsqu’il écrivait que, dans les derniers temps, des hommes auraient l’apparence de la piété, mais renieraient ce qui en fait la force. Et n’est-ce pas ce que nous observons aujourd’hui ?

Nous vivons une époque où la religion est affichée, mais la foi est absente. Les gens honorent Dieu des lèvres, mais leurs cœurs sont loin de Lui. Ils portent le nom de chrétien, ils font profession de servir Dieu, mais dans les faits, ils ne suivent ni ses instructions, ni ses voies.

Et pourtant, Jésus a été très clair :

« Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? […] Et je leur dirai : Je ne vous ai jamais connus. » (Matthieu 7:22-23)

Ce n’est pas ce que je fais pour Dieu qui compte, mais comment je le fais.
Est-ce que je le fais selon Ses règles ? Selon Ses critères ?

On ne s’improvise pas serviteur de Dieu. Ce n’est pas un rôle que l’on s’attribue soi-même. Ce n’est pas un poste que l’on prend à sa convenance. Et pourtant, c’est ce que nous observons aujourd’hui : dans bien des communautés, des personnes se lèvent pour “servir”, sans appel, sans formation, sans sanctification, et surtout sans alignement avec la Parole.

Leurs motivations ne sont pas pures. Leurs intentions ne sont pas claires. Et leurs ambitions ne sont pas saines. Ils ont parfois des projets personnels qu’ils déguisent en “ministère”, mais Dieu n’en est pas l’initiateur.

Cette toute petite précision dans le texte de Luc — « selon la règle du sacerdoce » — est d’une importance capitale.
Elle nous rappelle que le service pour Dieu n’est pas une invention humaine. Ce n’est pas un terrain de jeu spirituel. C’est une fonction sainte qui exige obéissance, humilité et alignement.

Servons Dieu comme Zacharie : avec fidélité, avec intégrité, et surtout, selon Ses règles.

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26 juillet 2025

Une Leçon de Fidélité

Le texte biblique est une source inépuisable d'enseignements pour notre édification. Luc 1:8 nous rapporte un moment précis de la vie de Zacharie :
« Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe… »

Bien que ce verset soit incomplet, il est suffisamment riche pour que nous nous y arrêtions un instant.

Il est question ici de Zacharie et Élisabeth, un couple âgé, tous deux issus d’une lignée sacerdotale, c’est-à-dire consacrés au service de Dieu dans le temple. Le récit biblique fait une brève parenthèse sur leur vie personnelle, en soulignant leur stérilité, avant de revenir à l’essentiel : leur fidélité dans le service de Dieu.

Zacharie, bien qu’il n’ait pas d’enfant – ce qui, à l’époque, était souvent perçu comme un signe de malédiction ou de disgrâce – continue à accomplir ses fonctions sacerdotales. Le texte insiste sur le fait que ce qui va suivre dans l’histoire se déroule pendant qu’il était en service. Ce détail n’est pas anodin : il souligne que Dieu agit dans le cadre du service fidèle.

Le sacerdoce, établi dès l’époque d’Aaron, frère de Moïse, représente un système de service mis en place par Dieu Lui-même. Des générations plus tard, nous voyons encore des descendants comme Zacharie exercer leur fonction “selon le tour de leur classe”. Malgré les siècles, malgré les bouleversements politiques, sociaux et spirituels, le service dans le temple continue.

Le peuple d’Israël a connu une histoire mouvementée :

•    Sorti de l’Égypte sous Moïse, il a erré dans le désert avant d’entrer en Canaan sous Josué.
•    S’en est suivie l’époque des Juges, puis celle de la Monarchie, avec ses hauts et ses bas, ses rois fidèles et infidèles.
•    Après la division du royaume, Israël et Juda tombent tour à tour entre les mains de puissances étrangères et sont déportés.
•    À l’époque de Zacharie, le pays est dominé par l’Empire romain.

Et pourtant, le service de Dieu dans le temple persiste.

Israël n’a pas toujours été fidèle. Il y a eu des temps de silence spirituel, de désobéissance, de refroidissement. Mais il y a aussi eu des retours sincères vers Dieu, des restaurations du culte, des réveils spirituels.

C’est cette leçon que nous devons retenir. La vie chrétienne n’est pas linéaire. Elle est faite de combats, d’épreuves, de chutes et de relèvements. Mais à chaque étape, Dieu nous appelle à revenir à Lui, à rétablir le service, à ranimer notre foi.

Zacharie, par son exemple, nous enseigne que le service de Dieu n’est pas un simple rituel. C’est une expression vivante de notre foi, un signe que, malgré les circonstances, nous plaçons notre confiance en Dieu. Même si le contexte social ou spirituel semble défavorable – comme c’était le cas sous la domination romaine – notre appel demeure : servir et adorer Dieu.

Peut-être que pour certains, ces anciens rituels n’avaient plus de sens. Mais Zacharie, lui, reste fidèle. Et c’est dans ce contexte de service fidèle que Dieu va lui parler, qu’un miracle va se produire, et que l’histoire du salut va franchir une étape décisive.

Que cela nous inspire : tant que nous avons le souffle de vie, nous devons adorer et servir Dieu. C’est pour cela que nous avons été appelés.



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