« Il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie » (Luc 1:17).
Ce verset a de quoi intriguer. Que signifie-t-elle ? Pourquoi comparer Jean à Élie, ce grand prophète de l’Ancien Testament ?
Élie a exercé son ministère à une période difficile de l’histoire d’Israël. Le roi Achab régnait sur le peuple, mais il s’était laissé influencer par son épouse Jézabel. Ensemble, ils avaient entraîné Israël dans l’idolâtrie, en adorant Baal, une divinité païenne (1 Rois 16:30-33).
Le peuple était partagé : parfois tourné vers Dieu, mais aussi attiré par Baal. Élie a alors été envoyé par Dieu pour rappeler que l’Éternel seul est le vrai Dieu. Il a même défié les 450 prophètes de Baal sur le mont Carmel, et Dieu a répondu en envoyant le feu du ciel (1 Rois 18:36-39).
Élie est donc l’image du prophète courageux, rempli de zèle pour Dieu, n’ayant pas peur de confronter le péché ou l’idolâtrie, même face aux autorités.
Quand l’ange dit à Zacharie que son fils marchera « avec l’esprit et la puissance d’Élie », cela signifie que Jean-Baptiste allait recevoir ce même courage et ce même zèle pour Dieu.
Il ne devait pas faire des miracles spectaculaires comme on pourrait l’imaginer, mais sa mission était d’appeler les gens à revenir à Dieu.
Jean a prêché dans le désert en disant :
« Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).
Comme Élie, il a dénoncé les injustices, il a parlé avec force, même quand cela dérangeait. Comme Élie, il n’a pas cherché à plaire aux hommes, mais à obéir à Dieu.
Quand nous lisons « puissance », nous pensons souvent à des miracles visibles : guérisons, prodiges. Pourtant, dans la Bible, la première manifestation de la puissance de Dieu, c’est le courage d’annoncer sa Parole.
Jésus l’a dit à ses disciples :
« Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8).
La puissance de Dieu, c’est l’audace de vivre sa foi, même quand cela coûte. C’est la force intérieure de tenir ferme dans un monde qui n’a pas toujours envie d’entendre parler de Dieu.
Ce texte nous interpelle. Comme Jean, nous aussi nous avons besoin de recevoir l’Esprit du Seigneur pour accomplir ce qu’Il nous demande.
Le prophète Ésaïe annonçait déjà cette œuvre de l’Esprit :
« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle » (Ésaïe 61:1).
Nous ne sommes peut-être pas appelés à être des prophètes comme Élie ou Jean-Baptiste, mais Dieu nous appelle, chacun là où nous sommes, à être témoins de son amour. Cela demande du courage, de la foi et parfois de l’opposition. Mais Dieu ne nous laisse pas seuls : son Esprit nous accompagne.
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