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14 août 2025

La joie et l'allégresse

 

« Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse. » – Luc 1:14

Ce verset nous parle de la promesse que Dieu a faite à Zacharie : celle de lui donner un fils. Ce n’est pas simplement l’annonce d’une naissance, mais celle d’un profond changement dans sa vie. Ce futur enfant, Jean, va remplir le cœur de ses parents de joie, après de nombreuses années de silence, d’attente et de prière.

Zacharie et Élisabeth avaient longtemps espéré, sans voir de réponse immédiate. Mais Dieu, dans sa fidélité, n’oublie jamais ceux qui lui font confiance. Comme il est écrit dans Psaume 126:5 : « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. » C’est ce que ce couple va vivre : leur tristesse va se transformer en joie.

Mais la joie annoncée ne s’arrête pas à l’amour parental. L’ange parle d’une joie bien plus grande, plus profonde. Jean n’est pas seulement un enfant attendu ; il est appelé à jouer un rôle essentiel dans le plan de Dieu. Il va préparer le chemin pour Jésus, le Sauveur. À travers lui, Dieu commence à répondre à l’attente d’un peuple en souffrance, sous la domination romaine, fatigué, et dans l’attente d’un renouveau. Jean est porteur d’espérance pour tout un pays.

Ce que Dieu a fait avec Jean, il veut aussi le faire avec nous. Il désire que notre vie soit marquée par la joie – pas seulement une joie passagère ou liée aux circonstances, mais une joie profonde, celle qui vient du salut. Comme le dit le prophète Esaïe :
« Dieu est mon salut ; je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien ; car l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; c’est lui qui m’a sauvé. » – Ésaïe 12:2

La vie chrétienne n’est pas faite que d’efforts ou de renoncements. Elle est aussi remplie de cette joie qui vient du fait d’appartenir à Dieu, d’être sauvé, et d’avoir une espérance solide. L’apôtre Paul nous encourage :
« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! » – Philippiens 4:4
Ce n’est pas une joie naïve ou superficielle, mais une joie réelle, même au milieu des épreuves. Car Dieu agit, parfois dans le silence, mais toujours avec amour. Comme le dit Romains 8:28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »

Alors, même quand les réponses se font attendre, même quand l’avenir semble incertain, souvenons-nous que Dieu prépare toujours quelque chose de bon. Il veut remplir notre cœur de joie et d’allégresse, à travers sa présence, sa promesse et son salut.

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11 août 2025

Tu lui donneras le nom de Jean

Ce verset, court mais chargé de sens, nous apprend beaucoup sur la manière dont Dieu agit. L’ange annonce à Zacharie que sa prière a été exaucée : un fils va naître. Et ce n’est pas tout. Dieu lui donne aussi le prénom à lui attribuer : Jean.

Cela peut sembler anodin, mais ce détail est important. Dieu ne laisse rien au hasard. Il donne une promesse, un cadeau inattendu à ce couple âgé – un enfant – et il accompagne ce don d’une consigne claire. Il fallait l’appeler Jean.

Cela nous rappelle une vérité importante : la grâce de Dieu est un cadeau (Éphésiens 2.8), elle ne se mérite pas, elle ne s’achète pas. Mais ce cadeau vient avec des instructions. Non pas pour le mériter, mais pour en profiter pleinement, comme Dieu l’a voulu.

Regardons en arrière, dans la Genèse. Dieu place Adam et Ève dans un jardin parfait (Genèse 2.15-17). Tout y était bon, beau, en harmonie. Mais pour que cette paix dure, il y avait une seule règle : ne pas manger du fruit d’un certain arbre. Ce n’était pas une punition, c’était une protection. Et nous connaissons la suite...

Revenons à Zacharie. À l’époque, il était habituel de donner à un enfant le nom de son père ou d’un membre proche de la famille. C’était une tradition respectée, ancrée dans la culture. Mais Dieu demande autre chose. Il demande un changement. Il demande qu’on appelle l’enfant Jean, ce qui signifie « Dieu fait grâce ».

C’est une leçon pour nous aujourd’hui. Parfois, nos habitudes, nos traditions ou nos manières de faire peuvent entrer en conflit avec le plan de Dieu. Même dans nos Églises ou nos vies personnelles, nous avons des façons de faire « comme d’habitude ». Mais suivre Dieu, c’est aussi être prêt à sortir de ces cadres, à obéir à Ses directives, même quand elles nous bousculent.

Comme il est écrit dans Proverbes 3.5-6 :

« Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ton intelligence ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »

Appeler l’enfant Jean, ce n’était pas juste un détail. C’était une manière de dire : « Seigneur, nous voulons faire selon ta volonté, pas selon nos habitudes. »

Et c’est cette attitude que Dieu attend de nous encore aujourd’hui. Quand Il nous accorde une grâce, Il nous donne aussi les repères pour en faire bon usage. Ce n’est pas une contrainte, c’est un chemin vers la bénédiction sans regret (Proverbes 10.22).

Alors, soyons attentifs. Peut-être que Dieu nous demande aussi, dans un domaine de notre vie, de ne pas faire « comme toujours », mais de suivre Sa voix, même si cela va à l’encontre de la tradition ou de notre logique.

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10 août 2025

Au-delà de nos attentes

« Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils » – (Luc 1:13)

À première vue, c’est une bonne nouvelle. Mais quand on connaît le contexte, on comprend à quel point cette déclaration est bouleversante. Zacharie et sa femme Élisabeth étaient âgés, et en plus, Élisabeth était stérile. Autrement dit : humainement, c’était trop tard.
Et pourtant… Dieu intervient.

Le texte nous laisse entendre que ce couple priait depuis longtemps. Ils avaient sans doute souvent versé des larmes en secret. Mais ils ont continué à prier, à espérer, sans se relâcher. Et un jour, sans prévenir, Dieu leur a répondu.

« L’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. » – (Luc 1:13)

Ce que je retiens ici, c’est que Dieu n’a pas oublié. Il n’avait pas dit « non », il avait simplement dit « pas encore ». Parfois, nous croyons que Dieu nous ignore, alors qu’en réalité, il travaille en silence, pour un plan plus grand que le nôtre.


Dans la culture biblique, avoir un enfant, ce n’est pas seulement vivre la maternité ou la paternité. C’est aussi recevoir un héritage, participer à la promesse, voir l’avenir s’écrire.
« Voici, des fils sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une récompense. » (Psaume 127:3)

Dieu avait promis à Adam et Ève de remplir la terre. Il avait dit à Abraham qu’il aurait une descendance plus nombreuse que les étoiles. Avoir un enfant, c’est aussi porter la continuité d’un appel, d’un plan divin.

Zacharie et Élisabeth ne cherchaient pas un enfant pour combler un vide, mais parce qu’ils savaient que Dieu peut transformer l’attente en témoignage.


Peut-être que nous aussi, nous nous trouvons dans une situation où tout semble bloqué. Où, rationnellement, il n’y a plus d’espoir. Nous avons prié, attendu, pleuré. Et rien n’a bougé.

Mais l’histoire de Zacharie et Élisabeth nous rappelle une chose précieuse :
Dieu est le Dieu de l’impossible.
« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » – (Luc 18:27)

Il n’agit pas toujours comme nous le voudrions. Parfois, il tarde. Parfois, il attend que nous soyons prêts non seulement à recevoir, mais aussi à comprendre le sens spirituel de ce que nous demandons.


L’enfant qui allait naître n’était pas juste un enfant attendu depuis des années. Il s’agissait de Jean-Baptiste, celui qui allait préparer le chemin du Seigneur (Luc 1:17).
Zacharie et Élisabeth espéraient un fils, Dieu leur a donné un prophète.
« Comme les flèches dans la main d’un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse. » (Psaume 127:4)

Quand Dieu exauce, ce n’est pas pour flatter notre ego. C’est pour accomplir un dessein éternel.

Ce texte nous encourage à ne jamais cesser de prier, même quand tout semble fermé. Dieu n’oublie pas les prières sincères. Et quand il répond, il ne se contente pas de réparer une situation. Il fait naître une bénédiction porteuse de vie, de mission, et de témoignage.
« Ne vous lassez pas de prier. Veillez-y avec actions de grâces. » (Colossiens 4:2)
« L’espérance ne trompe point… » (Romains 5:5)

Quelle est cette prière que vous avez laissée de côté, pensant que Dieu ne répondrait jamais ?
Avez-vous déjà envisagé que ce que vous demandez pourrait avoir un impact bien plus grand que vous ne l’imaginez ?
Êtes-vous prêt non seulement à recevoir, mais aussi à offrir ce que Dieu vous donnera à son service ?
Dieu ne répond pas juste à nos besoins. Il répond selon sa sagesse, en tenant compte de ce que nous ne voyons pas encore.

Continuons à prier. Continuons à croire. Continuons à espérer.
Car un jour viendra où Dieu nous dira peut-être :
« Ta prière a été exaucée. »


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08 août 2025

Ta prière a été exaucée

Dans l’Évangile de Luc, l’ange Gabriel dit à Zacharie :
« Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. » (Luc 1:13)
Ce n’est pas juste une belle parole : c’est un message profond, un éclairage sur la manière dont Dieu écoute nos prières, et sur le moment où Il choisit d’y répondre.

Dieu entend tout, mais Il répond selon Sa sagesse.
Quand Zacharie reçoit cette réponse, il est déjà âgé. Cela veut dire que cette prière – celle d’avoir un enfant – remontait sûrement à bien des années. Peut-être même qu’il ne priait plus pour cela. Mais Dieu, Lui, n’a jamais oublié.
« L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité. » (Psaume 145:18)
Dieu n’oublie aucune de nos prières. Il les entend toutes, mais Il y répond selon ce qu’Il sait être bon pour nous, et au moment qu’Il juge opportun.

Le fait qu’un ange soit envoyé montre que cette réponse est précieuse. Dieu ne répond pas à la légère. Cela nous rappelle que l’exaucement n’est pas automatique. Ce n’est pas un droit, mais un acte de grâce.
« Il fait miséricorde à qui il veut... » (Romains 9:18)
Ce n’est pas notre insistance qui force Dieu, mais Sa bienveillance qui choisit de répondre.

Zacharie avait sans doute prié pour beaucoup de choses. Mais cette prière-là, Dieu l’a choisie. Cela montre que, parmi toutes nos demandes, Dieu sait discerner celle qui est essentielle, juste, et alignée avec Son plan.
« Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai ; Ils parleront encore, que déjà j’exaucerai. » (Ésaïe 65:24)
Dieu voit plus loin que nous. Il connaît le poids de chaque prière, même celles qu’on ne formule plus.

Cette parole – « Ta prière a été exaucée » – nous rappelle que Dieu reste libre. Il n’est pas tenu de nous dire oui, même si notre demande est sincère. Il choisit ce qui est bon pour nous… parfois à notre surprise.
« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. » (Matthieu 21:22)
Mais cette promesse s’inscrit dans une relation de confiance et d’écoute mutuelle. La foi ne garantit pas l’exaucement immédiat, mais elle nous permet de demeurer dans l’attente confiante.

Zacharie n’a pas vu sa prière exaucée tout de suite. Cela nous encourage à continuer de prier, même quand rien ne semble changer. Dieu travaille en silence, dans l’ombre, à Son rythme.
« Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. » (Romains 12:12)
La prière n’est pas une simple demande : c’est une relation, un acte de confiance renouvelé.



Quand Dieu dit « Ta prière a été exaucée », ce n’est pas un hasard, ni une récompense, c’est un acte d’amour. Il choisit de répondre au moment juste, à la prière juste, pour accomplir non seulement notre désir… mais surtout Son plan parfait.

Alors continuons de prier, avec confiance et humilité. Dieu écoute toujours. Il répond, à Sa manière, avec amour et sagesse.
« Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » (Philippiens 4:6)

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06 août 2025

Ne crains point

« Ne crains point » – Luc 1:13

Rappelez-vous, Zacharie accomplit son service dans le temple, selon la coutume. Il se trouve dans la présence de Dieu lorsque soudain, un ange lui apparaît. Zacharie est troublé et effrayé. Même dans un contexte propice à la révélation divine, la rencontre avec un ange peut surprendre et inspirer la crainte.

Ce texte nous rappelle que Dieu peut nous surprendre quand on s’y attend le moins, et que la crainte peut même s’emparer de nous dans Sa présence.

Souvent, nous interprétons mal la présence du Seigneur et imaginons le pire. C’est ce qui est arrivé aux disciples sur la mer lorsqu’ils ont vu Jésus marcher vers eux. Ne L’ayant pas reconnu, ils ont cru voir un fantôme et ont été pris de peur. Mais Jésus les rassure : « C’est moi, n’ayez pas peur » (Matthieu 14:27).

Aujourd’hui, retenons surtout cette parole rassurante de l’ange à Zacharie : « Ne crains point » (Luc 1:13).

L’inquiétude peut surgir dans notre quotidien et même dans notre cheminement avec Dieu, mais Il prend toujours le temps de calmer nos craintes et de nous rappeler que nous sommes entre de bonnes mains. Le psalmiste David en a fait l’expérience et pouvait dire : « Même quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal » (Psaume 23:4).

Lorsque nous ne discernons pas la présence de Dieu, il est normal de céder à l’inquiétude. Mais Dieu ne nous juge pas pour cela. Il prend le temps de nous rassurer, de nous montrer que c’est Lui, et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

Au-delà de la présence soudaine de Dieu, l’inquiétude peut aussi surgir face aux événements du monde : crises économiques, guerres, instabilité politique, avenir incertain… Notre monde peut nous effrayer. Mais le Seigneur nous rappelle que tout cela se déroule selon Son plan : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin » (Matthieu 24:6).

Toutes les choses que nous ne comprenons pas, même celles qui nous frappent de plein fouet, concourent au projet parfait de Dieu pour ceux qu’Il a appelés.
Romains 8:28 : Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et qui sont appelés selon son dessein. 

Dieu veut nous rassurer et renforcer notre confiance en Lui. Comme Il l’a fait avec Zacharie, Il s’engage à le faire pour chacun de nous aujourd’hui. Ne vous inquiétez de rien (Philippiens 4:6-7) : Dieu nous offre Sa paix, celle qui surpasse toute intelligence, capable de ramener le calme en nous.

Écoutons cette voix qui rassure au milieu de la tempête, cette voix qui nous rappelle que Dieu ne nous abandonnera jamais. La raison est toute simple, parce qu’il nous aime d’un amour infini. 


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03 août 2025

Quand Dieu surprend ses serviteurs

Luc 1.12 – « Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s'empara de lui. »
Zacharie est en train de servir Dieu, dans le cadre de son ministère sacerdotal. Rien d’extraordinaire à
première vue : il fait ce que les prêtres font depuis des générations.
Mais soudain, quelque chose de totalement inattendu se produit : un ange du Seigneur lui apparaît. Et sa réaction est immédiate : il est troublé, saisi de frayeur.


C’est un paradoxe que beaucoup de croyants expérimentent :
Nous aspirons tous à voir la gloire de Dieu, à ce qu’Il se manifeste dans nos vies…
Mais quand cela arrive, nous sommes souvent bouleversés, parfois même effrayés.

Dieu ne choisit pas toujours le moment que nous jugeons idéal.
Il intervient à Sa manière, souvent au moment où nous nous y attendons le moins.
« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies » — dit l’Éternel. (Ésaïe 55.8)

Dans le cas de Zacharie, c’est pendant l’exercice de son service, un moment de prière et de dévotion, que Dieu décide de lui faire une visite céleste.


Pourquoi Zacharie est-il troublé ?
Plusieurs raisons sont possibles :
•    Ce n’est pas “normal” de voir un ange pendant le service. Cela sort complètement du cadre habituel.
•    Peut-être se sent-il indigne d’une telle visite. Il n’était pas en train de chercher un signe ou une reconnaissance. Il faisait simplement ce qu’il avait à faire.
•    Enfin, comme beaucoup à son époque, il est conscient du poids de la sainteté de Dieu. Et cette conscience provoque un mélange de crainte et d’humilité.

Cette réaction est loin d’être unique :
•    Manoach, le père de Samson, dit : « Nous allons mourir, car nous avons vu Dieu ! » (Juges 13.22)
•    Le prophète Ésaïe, lorsqu’il voit la gloire divine, s’écrie : « Malheur à moi ! […] car mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées. » (Ésaïe 6.5)

Quand on comprend à quel point Dieu est saint, on ne peut que se sentir petit, imparfait, indigne.


Il est bon de rappeler que servir Dieu n’est pas un droit, c’est une grâce.
Un privilège, oui. Mais un privilège immérité.

« Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2.12)
Pas dans la peur panique ou la culpabilité, mais dans la conscience profonde que :
•    Ce service ne nous appartient pas ;
•    Nous n’en sommes jamais vraiment dignes ;
•    Et que tout dépend de la grâce de Dieu.

Zacharie n’était pas en train de chercher les honneurs. Il servait dans le silence, avec humilité, sans attente particulière.
Et c’est justement là que Dieu intervient.

Ce court verset nous invite à plusieurs réflexions :
🔹 Dieu peut nous surprendre dans les moments les plus simples, les plus “ordinaires”.
🔹 Être troublé par Sa présence n’est pas un manque de foi, c’est souvent un signe de lucidité.
🔹 Servir Dieu, c’est marcher avec respect, humilité et reconnaissance, non avec orgueil ou sentiment de mérite.

Dans la suite de ce passage, nous verrons comment l’ange apaise la peur de Zacharie et lui annonce une promesse qui va bouleverser sa vie… et même l’histoire du salut.

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01 août 2025

Quand la prière attire le ciel

Luc 1.11 – « Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l'autel des parfums. »
Nous poursuivons aujourd’hui notre méditation sur le récit de Zacharie, ce prêtre fidèle qui servait Dieu dans le temple.
Jusqu’à présent, tout se déroulait selon la tradition : il offrait l’encens, pendant que le peuple priait dehors (Luc 1.9-10). Mais quelque chose de tout à fait inhabituel se produit : un ange du Seigneur lui apparaît.

Ce moment marque un tournant dans le récit. Et il nous enseigne beaucoup sur la profondeur de la prière, et la manière dont Dieu choisit de répondre.


Les anges, dans la Bible, sont des messagers de Dieu. Ils interviennent pour annoncer, instruire, parfois réconforter ou avertir. Leur présence indique que Dieu veut dire quelque chose d’important (Hébreux 1.14).
Ici, l’apparition d’un ange pendant la prière de Zacharie signifie que :
•    Ce temps de prière n’a pas été ignoré.
•    Ce n’est pas seulement l’encens qui a été agréé… mais l’homme lui-même.

C’est une vérité essentielle :
« L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande. » (Genèse 4.4)
Dieu ne regarde pas que ce que nous offrons, mais la personne qui offre.

Dieu ne veut pas seulement exaucer… Il veut se révéler.
Trop souvent, nous pensons que prier, c’est juste demander une chose et attendre une réponse. Mais Dieu désire bien plus qu’un simple exaucement. Il veut entrer en relation avec nous.
L’apparition de l’ange dans le temple montre que Dieu ne s’est pas contenté d’exaucer la prière de Zacharie, mais il lui a envoyé un messager, un signe du ciel, une révélation.

« Invoque-moi, et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. » (Jérémie 33.3)
Quand nous prions, cherchons non seulement des réponses, mais aussi la présence de Dieu, sa voix, sa direction.


Un exemple frappant nous vient du prophète Daniel. Il a prié et jeûné pendant 21 jours (Daniel 10.2-12). Et là aussi, un ange est venu à lui :
« Depuis le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre… tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. » (Daniel 10.12)

L’ange ne vient pas juste donner une réponse : il explique ce qui se passe dans le monde invisible, les résistances spirituelles, les délais, les combats dans le ciel.
La prière, même silencieuse, secoue les cieux et déclenche des mouvements dans le monde spirituel.


Zacharie reçoit une double grâce :
•    Il est choisi pour le service du temple.
•    Il est choisi pour une mission encore plus grande, que nous verrons dans la suite du récit.

C’est un rappel puissant :
Dieu ne nous choisit pas seulement pour nous sauver. Il nous choisit pour nous envoyer.
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis. » (Jean 15.16)

La grâce de Dieu nous met à part pour le servir dans notre quotidien, mais aussi parfois pour des missions particulières, selon son plan.

L’histoire de Zacharie nous montre que :
•    La prière attire la présence de Dieu.
•    Dieu ne reste pas silencieux : il parle, il révèle, il visite.
•    Ce ne sont pas seulement nos paroles que Dieu agrée, mais aussi nos cœurs.
•    Dieu choisit et envoie ceux qu’il agrée.


Est-ce que je cherche uniquement des réponses à mes prières, ou est-ce que je cherche Dieu lui-même ?
Suis-je prêt à recevoir une révélation, et pas seulement une solution ?
Est-ce que je réalise que Dieu peut me choisir, aujourd’hui, pour quelque chose de plus grand ?

Nous verrons prochainement comment ce message céleste va bouleverser la vie de Zacharie… et annoncer l’accomplissement d’une promesse attendue depuis longtemps.

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31 juillet 2025

Se mettre en prière

Luc 1.10 – « Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure du parfum. »
Ce verset peut sembler anodin à première vue. Une simple information de contexte : Zacharie est dans le temple, et le peuple est dehors. Pourtant, avec Dieu, rien n’est jamais inutile. Chaque détail compte.
La Bible nous dit que pendant que Zacharie accomplissait son service dans le temple, le peuple était en prière à l’extérieur. Cela se passait à l’heure du parfum, un moment précis dans la journée, réservé à l’offrande d’encens (Exode 30.7-8).

Dans la symbolique biblique, l’encens représente les prières des croyants.
Apocalypse 5.8 – « Ils tenaient des coupes d’or remplies de parfum, qui sont les prières des saints. »
Ainsi, l’offrande de parfum dans le temple n’était pas qu’un rituel : c’était un acte de prière, un moment de connexion spirituelle entre Dieu, le prêtre, et le peuple.
Zacharie, en tant que prêtre, représente le peuple devant Dieu. C’est sa mission : intercéder, offrir, prier.
Mais ce que ce passage nous montre, c’est que le peuple ne reste pas passif. Il participe lui aussi. Il ne se contente pas de “laisser faire” le prêtre. Il se met en prière, au même moment. Il y a une harmonie, une unité spirituelle.
 
Cela nous rappelle que la prière, ce n’est pas juste l’affaire des “consacrés” ou des “responsables”. C’est une invitation à tous à entrer en communion avec Dieu, en même temps, dans un même esprit.
La Bible nous encourage à prier sans cesse (1 Thessaloniciens 5.17). Cela ne veut pas dire qu’on doit passer nos journées à genoux, mais que notre cœur doit rester connecté à Dieu dans toutes nos activités.
Lorsque nos actions, nos paroles et même nos pensées s’alignent avec la volonté de Dieu, alors elles deviennent une forme de prière vivante.
Romains 12.1 – « Offrez vos corps comme un sacrifice vivant… ce sera de votre part un culte raisonnable. »
Ce texte de Luc nous rappelle aussi une chose importante : ne pas tout attendre des autres.
Le peuple ne s’est pas dit : “Zacharie est au temple, il va prier pour nous, donc nous, on peut vaquer à nos occupations.” Non. Il s’est mis en prière lui aussi.
 
De la même manière, aujourd’hui, ne remettons pas toute la responsabilité sur nos pasteurs, nos leaders, ou ceux qui ont une charge spirituelle. Soutenons-les par notre prière, notre présence, notre engagement. C’est un travail d’équipe, un appel à la communion.
Hébreux 13.17-18 – « Obéissez à vos conducteurs… Priez pour nous. »

Dans le Nouveau Testament, c’est Jésus qui est notre Grand Prêtre, notre avocat auprès du Père (Hébreux 4.14-16 ; 1 Jean 2.1).
Pendant qu’il intercède pour nous dans les cieux, notre rôle à nous est de nous mettre en harmonie avec Lui, par la prière, la confiance, et l’obéissance.
Matthieu 6.10 – « Que ta volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au ciel. »
Il ne doit pas y avoir de contradiction entre ce que Jésus fait pour nous dans le ciel…
…et notre disposition ici, sur la terre.

L’attitude du peuple dans Luc 1.10 est un bel exemple de ce que Dieu attend de nous :
•    Connaître les temps (Ecclésiaste 3.1)
•    Se tenir disponible
•    Se joindre à l’œuvre que Dieu est en train de faire

Ce n’est pas juste le rôle du sacrificateur. C’est une invitation à tous.
Mettons-nous en accord avec le ciel. Prions avec Jésus, et non à côté de Lui.
Et vous ?
Prenez-vous le temps de prier lorsque d’autres prient ?
Cherchez-vous à vous aligner sur ce que Jésus fait pour vous aujourd’hui ?
Et si l’heure du parfum… devenait aussi votre heure de prière ?



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28 juillet 2025

Selon les règles du sacerdoce

Notre dernière méditation nous a rappelé l’importance capitale de maintenir le service dans le temple, ce temple que nous sommes aujourd’hui.
Nous avions souligné que le verset de Luc 1:8 était incomplet. Et justement, la suite nous éclaire davantage :

« Il fut appelé par le sort, d'après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. » (Luc 1:9)

Zacharie s’acquittait de ses fonctions dans le temple. Mais ce que nous découvrons ici a une valeur particulière. Il n’était pas là par hasard. Il fut appelé d’après la règle du sacerdoce.

Nous avons vu comment, au fil du temps, Israël a lutté pour maintenir le contact avec Dieu à travers le service. La lampe de l’Éternel ne devait jamais s’éteindre. Et cette lampe est une image de la flamme que nous devons entretenir en nous pour Dieu. Une flamme qui brûle par la foi, mais aussi par l’exercice fidèle du service.

Malgré les crises, les exils, les infidélités, le peuple hébreu a toujours fini par rétablir le service lorsqu’il avait été interrompu. Et ce texte nous apprend que tout se faisait selon la règle, pas selon les caprices ou les envies de chacun.

Il ne s’agissait pas d’un rituel vide, mais du respect des lois données par Dieu.

Ce détail de la vie de Zacharie n’est pas à prendre à la légère. Il doit nourrir notre manière de servir Dieu aujourd’hui. Il ne suffit pas de faire des choses pour Dieu, il faut les faire comme Dieu l’a demandé.

Beaucoup gardent l’apparence extérieure du service, mais ne servent pas Dieu selon Ses règles. C’est ce que Paul avait discerné lorsqu’il écrivait que, dans les derniers temps, des hommes auraient l’apparence de la piété, mais renieraient ce qui en fait la force. Et n’est-ce pas ce que nous observons aujourd’hui ?

Nous vivons une époque où la religion est affichée, mais la foi est absente. Les gens honorent Dieu des lèvres, mais leurs cœurs sont loin de Lui. Ils portent le nom de chrétien, ils font profession de servir Dieu, mais dans les faits, ils ne suivent ni ses instructions, ni ses voies.

Et pourtant, Jésus a été très clair :

« Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? […] Et je leur dirai : Je ne vous ai jamais connus. » (Matthieu 7:22-23)

Ce n’est pas ce que je fais pour Dieu qui compte, mais comment je le fais.
Est-ce que je le fais selon Ses règles ? Selon Ses critères ?

On ne s’improvise pas serviteur de Dieu. Ce n’est pas un rôle que l’on s’attribue soi-même. Ce n’est pas un poste que l’on prend à sa convenance. Et pourtant, c’est ce que nous observons aujourd’hui : dans bien des communautés, des personnes se lèvent pour “servir”, sans appel, sans formation, sans sanctification, et surtout sans alignement avec la Parole.

Leurs motivations ne sont pas pures. Leurs intentions ne sont pas claires. Et leurs ambitions ne sont pas saines. Ils ont parfois des projets personnels qu’ils déguisent en “ministère”, mais Dieu n’en est pas l’initiateur.

Cette toute petite précision dans le texte de Luc — « selon la règle du sacerdoce » — est d’une importance capitale.
Elle nous rappelle que le service pour Dieu n’est pas une invention humaine. Ce n’est pas un terrain de jeu spirituel. C’est une fonction sainte qui exige obéissance, humilité et alignement.

Servons Dieu comme Zacharie : avec fidélité, avec intégrité, et surtout, selon Ses règles.

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26 juillet 2025

Une Leçon de Fidélité

Le texte biblique est une source inépuisable d'enseignements pour notre édification. Luc 1:8 nous rapporte un moment précis de la vie de Zacharie :
« Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe… »

Bien que ce verset soit incomplet, il est suffisamment riche pour que nous nous y arrêtions un instant.

Il est question ici de Zacharie et Élisabeth, un couple âgé, tous deux issus d’une lignée sacerdotale, c’est-à-dire consacrés au service de Dieu dans le temple. Le récit biblique fait une brève parenthèse sur leur vie personnelle, en soulignant leur stérilité, avant de revenir à l’essentiel : leur fidélité dans le service de Dieu.

Zacharie, bien qu’il n’ait pas d’enfant – ce qui, à l’époque, était souvent perçu comme un signe de malédiction ou de disgrâce – continue à accomplir ses fonctions sacerdotales. Le texte insiste sur le fait que ce qui va suivre dans l’histoire se déroule pendant qu’il était en service. Ce détail n’est pas anodin : il souligne que Dieu agit dans le cadre du service fidèle.

Le sacerdoce, établi dès l’époque d’Aaron, frère de Moïse, représente un système de service mis en place par Dieu Lui-même. Des générations plus tard, nous voyons encore des descendants comme Zacharie exercer leur fonction “selon le tour de leur classe”. Malgré les siècles, malgré les bouleversements politiques, sociaux et spirituels, le service dans le temple continue.

Le peuple d’Israël a connu une histoire mouvementée :

•    Sorti de l’Égypte sous Moïse, il a erré dans le désert avant d’entrer en Canaan sous Josué.
•    S’en est suivie l’époque des Juges, puis celle de la Monarchie, avec ses hauts et ses bas, ses rois fidèles et infidèles.
•    Après la division du royaume, Israël et Juda tombent tour à tour entre les mains de puissances étrangères et sont déportés.
•    À l’époque de Zacharie, le pays est dominé par l’Empire romain.

Et pourtant, le service de Dieu dans le temple persiste.

Israël n’a pas toujours été fidèle. Il y a eu des temps de silence spirituel, de désobéissance, de refroidissement. Mais il y a aussi eu des retours sincères vers Dieu, des restaurations du culte, des réveils spirituels.

C’est cette leçon que nous devons retenir. La vie chrétienne n’est pas linéaire. Elle est faite de combats, d’épreuves, de chutes et de relèvements. Mais à chaque étape, Dieu nous appelle à revenir à Lui, à rétablir le service, à ranimer notre foi.

Zacharie, par son exemple, nous enseigne que le service de Dieu n’est pas un simple rituel. C’est une expression vivante de notre foi, un signe que, malgré les circonstances, nous plaçons notre confiance en Dieu. Même si le contexte social ou spirituel semble défavorable – comme c’était le cas sous la domination romaine – notre appel demeure : servir et adorer Dieu.

Peut-être que pour certains, ces anciens rituels n’avaient plus de sens. Mais Zacharie, lui, reste fidèle. Et c’est dans ce contexte de service fidèle que Dieu va lui parler, qu’un miracle va se produire, et que l’histoire du salut va franchir une étape décisive.

Que cela nous inspire : tant que nous avons le souffle de vie, nous devons adorer et servir Dieu. C’est pour cela que nous avons été appelés.



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